jeudi, octobre 6, 2022

la France doit être « plus ambitieuse »

La France doit se fixer des objectifs plus ambitieux en matière de développement de l’éolien en mer et d’autres énergies marines, prône un rapport publié mardi sous l’égide de la Commission de régulation de l’énergie.

Le régulateur de la Commission de régulation de l’énergie a publié les conclusions de plusieurs groupes de travail qui se sont penchés sur l’avenir énergétique de la France dans le cadre de son « Comité de prospective ».

L’un de ces groupes était consacré aux énergies marines, domaine dans lequel la France dispose d’un potentiel important, compte tenu de ses façades maritimes, mais où elle accuse un retard de développement important sur certains de ses voisins, avec encore aucun parc raccordé.

Le rapport suggère d' »afficher des objectifs plus ambitieux pour la filière énergies marines renouvelables ». Il propose de fixer de nouveaux objectifs lors de la révision de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) en 2023: 18 gigawatts (GW) en 2035 et 50 GW en 2050 pour l’éolien en mer. 

Objectif 6,2GW en 2022

La France s’est pour l’heure fixé un objectif de capacité de production d’électricité éolienne (posé et flottant) en mer à 2,4 GW en 2023 et entre 5,2 GW et 6,2 GW en 2028.

Les auteurs proposent également « une planification nationale maritime engageante à horizon 2050 », qui pourrait être placée sous l’égide du ministère de la Mer.
Ils abordent la question délicate de l’acceptabilité, alors que les parcs éoliens sont contestés notamment par des pêcheurs, des défenseurs de la biodiversité ou des paysages.

Même quand il n’y a personne sur le terrain, que des poissons, on n’est pas d’accord

Jean-François Carenco, le président de la CRE

 

Ce qui ne manquera pas de faire réagir les opposants au parc éolien de Saint-Brieuc.

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Un autre groupe de travail a proposé de « rationaliser le tarif réglementé de l’électricité en le rendant saisonnalisé », alors qu’il est le même toute l’année.

Ces préconisations ne seront pas nécessairement mises en oeuvre mais elles sont rendues publiques afin que les décideurs publics notamment puissent s’en saisir.
« C’est un travail d’influence », a souligné M. Carenco.
 

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