mardi, septembre 27, 2022

Muselier fustige « l’aventure personnelle » de Félizia

Le candidat du RN Thierry Mariani et le président LR sortant Renaud Muselier, qui talonne l’extrême-droite, ont réagi ce lundi matin suite aux résultats du premier tour. Le maintien de la liste d’union de la gauche, portée par Jean-Laurent Felizia, suscite toutes les interrogations. 

Alors que tous les regards sont tournés vers la région Paca ce matin, les trois candidats qualifiés pour le second tour des élections régionales – Thierry Mariani pour le RN, le président de région sortant LR Renaud Muselier, et Jean-Laurent Félizia pour l’union de la gauche et des écologistes – ont livré leurs réactions ce matin au micro de France Bleu Provence. 

Au lendemain du premier tour, c’est le maintien du candidat du Rassemblement écologique et social qui suscite toutes les interrogations. 

Renaud Muselier, dont la réélection est mise en danger par cette triangulaire, a fustigé « l’aventure personelle » de son chef de file Jean-Laurent Félizia, en dépit des appels au renoncement lancés par les états-majors nationaux.

« Je ne peux que regretter cette position, qui est rejetée par les formations politiques nationales et locales », a-t-il estimé.

De son côté, Thierry Mariani, qui pourrait bénéficier de l’absence de front républicain, a félicité son opposant de gauche pour « défendre ses idées et son programme », attaquant au passage « l’alliance contre-nature » formée entre LREM et LR.

Abstention record

De l’histoire de la Ve République, jamais les Français ne s’étaient aussi peu mobilisés pour des élections. A la fermeture des derniers bureaux de vote, l’absention grimpait jusqu’à plus de 66% selon les estimations.

Renaud Muselier a justifié la participation historiquement basse pour ces élections par un manque général de « crédibilité de l’action politique » : « on a beaucoup parlé du national de problèmes qui n’avaient rien à voir avec notre région », a-t-il regretté, faisant allusion à la campagne sécuritaire portée sur le RN, malgré l’absence de lien avec les prérogatives de la région.

« Plus de 70% des électeurs traditionnels du Rassemblement national ne se sont pas déplacés », a déploré de son côté Thierry Mariani, bien en deçà des sondages, appelant à la mobilisation pour le second tour dimanche 27 juin.

« C’est bien que nos électeurs nous disent qu’il faut que les choses changent, mais s’ils ne veulent pas voter, qu’ils ne se plaignent pas », s’est-il agacé, après que le parti d’extrême-droite n’ait pas réalisé les scores espérés à l’échelle nationale. . 

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