samedi, septembre 24, 2022

Pierre-Ambroise Bosse est lancé dans un contre-la-montre pour réaliser les minimas des JO de Tokyo

« Il volait », assure Philippe Dupont, son nouvel entraîneur. Ça, c’était en avril, au retour d’un stage profitable d’un mois à Séville. Pierre-Ambroise Bosse comptait profiter du mois de mai pour vite claquer un chrono et poinçonner son billet pour Tokyo. Mais l’épatant champion du monde surprise du 800m en 2017 a encore une fois été rattrapé par une blessure. Cette fois, c’est derrière la jambe gauche.

Entre tentatives de s’entraîner sur une mini-douleur, diagnostic et soin, PAB a perdu bien des jours, avant de se soumettre à une injection de PRB, un concentré de plaquettes, qui permet d’accélérer la cicatrisation du muscle touché. Bosse s’engagera t-il aux championnats de France le dernier week-end de juin à Angers, passage supposé obligé par la DTN ? Pas évident.

Concurrence accrue sur le 800m en France

Il recommence à aligner des séances intéressantes, tard le soir à l’INSEP, mais il n’y a pas de raccourci pour reconquérir la vitesse-résistance égarée. Les minimas sont à 1’45 »20. Bosse les a validés l’été 2019 en 1’45 »07. Mais son élimination précoce au Mondial de Doha, lui qui avait su auparavant se qualifier systématiquement en finale des grands championnats, lui a coûté le statut d’athlète protégé (ils ne sont que sept). Il doit faire les preuves de son état de forme. Ce qui peut passer par un test ultime, à la date butoir du 5 juillet.

Qui plus est le paysage a changé. Boosté par les chaussures-qui-font-aller-vite, poussé par une concurrence multiple, le demi-fond s’emballe et les minimas sont devenus un peu plus accessibles. Deux autres généreux athlètes se sont engouffrés dans la porte, Benjamin Robert en 1’44 »53 à Marseille, puis Gabriel Tual en 1’44 »44 à Nice. Et Nasrédine Khatir, en 1’45 »52 n’est pas loin. Il y aura maximum trois partants pour Tokyo. Le temps est donc compté pour Bosse.

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