jeudi, octobre 6, 2022

dans l’Hérault, le préfet ordonne l’enlèvement d’une construction illégale à Vias

Sur le littoral languedocien, les constructions de cabanes en bois fleurissent. Le problème, c’est qu’elles ne sont pas toutes légales. Dans l’Hérault, le préfet se veut ferme : il a ordonné hier la destruction d’une nouvelle cabane, installée sur la commune de Vias.

L’Etat poursuit son combat contre la « cabanisation », ces petites maisons en bois installées illégalement. Sur le littoral héraultais, elles fleurissent à grande vitesse, au grand dam des services de l’Etat. 

Problème de sécurité et salubrité

Hier, le jeudi 1 juillet, une nouvelle opération de destruction a été organisée sur la commune de Vias. Dans un communiqué, la préfecture de l’Hérault déclare : « face au développement de ce phénomène, le préfet de l’Hérault et le procureur général près la Cour d’appel de Montpellier, aux côtés de 47 communes du département, ont réaffirmé leur engagement à lutter contre la cabanisation lors du comité de lutte contre la cabanisation qui s’est tenu le 12 mai 2021 ».

Ce qui pose problème – outre l’atteinte aux paysages de la région – c’est la salubrité et la sécurité de ces constructions. Ces cabanes sont très exposées aux risques d’inondations et d’incendie, et sont souvent éloignées des secours.

Les eaux usées sont quant à elles souvent déversées en pleine nature, ce qui évidemment a des conséquences en matière environnementale. 

200 condamnations non exécutées

Depuis 2012, 731 décisions de justice ont été rendues dans le cadre de la procédure pénale, indique la préfecture de l’Hérault. A ce jour, plus de 200 personnes condamnées à la remise en état des lieux n’ont toujours pas exécuté la décision de justice.

Alors pour débusquer ces constructions illicites, la gendarmerie utilise souvent des drones. Par ailleurs, depuis l’année dernière, pour mieux agir avant la construction de ces cabanes, la préfecture s’est alliée à Enedis.

En cas de demande de raccordement électrique provisoire, l’entreprise effectue un signalement à la mairie, qui pourra refuser cet accès, si la personne n’a pas l’autorisation d’occuper le terrain.

Selon une étude réalisée par la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) en janvier 2016, la cabanisation serait désormais stabilisée sur le littoral. En revanche, elle se développe désormais dans l’arrière-pays.

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