mardi, juillet 5, 2022

auprès des salariés de FerroPem en Savoie, Valérie Pécresse veut incarner « la droite des solutions concrètes »

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Valérie Pécresse s’est rendue ce jeudi sur le site FerroPem de La Léchère, menacé de fermeture. Une visite doublement symbolique pour la candidate LR à la présidentielle qui en a profité pour exposer sa méthode, sans grandes promesses. Accompagnée de Michel Barnier, elle a pu afficher l’image d’une droite unie derrière elle.

Après Arnaud Montebourg, Yannick Jadot ou encore Anne Hidalgo, c’est au tour de Valérie Pécresse de se rendre au chevet des salariés de FerroPem à La Léchère, en Savoie. La candidate Les Républicains (LR) à l’élection présidentielle était sur place jeudi 9 décembre, aux côtés des 221 salariés dont l’emploi est menacé par la fermeture de l’usine.

« Je tenais à venir ici parce que c’est une usine qui fabrique un produit stratégique pour toute l’Union européenne, le silicium. Nous avons besoin de silicium. Cette production de souveraineté, nous devons la protéger. Pour cela, il faut empêcher les fermetures d’usines », a-t-elle estimé dans une interview accordée à France 3 Alpes. Valérie Pécresse s’est rendue sur le site savoyard aux côtés de Michel Barnier, son ancien concurrent à l’investiture LR pour la présidentielle. L’occasion d’afficher l’image d’une droite unie derrière elle.

« Avec Michel Barnier, ce que nous voulons incarner, c’est la droite des solutions concrètes. On ne vient pas faire des fausses promesses. On ne vient pas leurrer des salariés qui, dans 6 mois, quand nous serons au gouvernement, viendraient nous rappeler qu’on a promis la lune et qu’on ne l’a pas tenu », a-t-elle lancé, affirmant que l’ancien négociateur pour le Brexit avait déjà pris contact avec la direction du groupe.

Là où les candidats de la gauche ont affiché leur volonté de nationaliser temporairement le site, Valérie Pécresse veut « trouver un repreneur qui verra tout le potentiel de cette usine et qui la rendra rentable ». La candidate prône de contraindre la maison-mère, Ferroglobe, à céder l’usine à un repreneur, en conditionnant à cette cession les aides publiques octroyées au groupe pour d’autres sites – dont celui qu’il a renoncé à fermer en Isère mi-novembre.

Le gouvernement a déjà mis « plusieurs dizaines de millions d’euros » de mesures de soutien sur la table mais le groupe hispano-américain refuse pour l’heure de céder l’usine de La Léchère à un concurrent. « Nous avons plusieurs solutions de reprise que nous allons essayer de faire arriver jusqu’au bout, des solutions industrielles », a affirmé, mercredi devant le Sénat, la ministre déléguée à l’Industrie, Agnès Pannier-Runacher. « Il faut qu’elle le fasse, maintenant », a lancé jeudi la candidate LR.

>> Huit repreneurs potentiels pour les sites de Ferropem en Isère et en Savoie, selon Jean Castex

Autre piste évoquée par Valérie Pécresse : modifier la loi Florange pour les productions stratégiques en y introduisant « une obligation de céder les usines, y compris à des concurrents, quand on veut les fermer ». Pour l’heure, la loi impose seulement à ces entreprises de chercher un repreneur.

Les syndicats de FerroPem réclament cette modification mais savent qu’elle ne peut intervenir assez vite pour sauver l’usine. Ils espèrent malgré tout devenir le symbole de cette campagne présidentielle. « L’industrie est mise à mal dans notre pays. Il faut absolument que quelqu’un relève le débat de la campagne présidentielle. Il n’y a pas que le Covid, il n’y a pas que l’immigration, il y a la France qui souffre. On est la France qui travaille », explique Mustapha Haddou, secrétaire au Comité d’entreprise de FerroPem. « Il y a des clients, il y a des demandes. Il suffit de redémarrer », plaide-t-il, alors que l’usine est à l’arrêt depuis le 29 mars.

Après sa visite à FerroPem, Valérie Pécresse devait déjeuner avec des professionnels de la montagne à Albertville, puis visiter l’Institut national de l’Énergie solaire près de Chambéry, avant de rencontrer, à Lyon, le président LR de la région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, ancien patron du parti qui avait renoncé, cet été, à en briguer l’investiture.

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