lundi, juin 27, 2022

Ce qu’il faut retenir de la 3e journée des Championnats de France

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Ce titre de champion de France, Ethan Cormont ne l’avait pas vu venir. Déjà 2e, cet hiver, derrière Valentin Lavillenie et devant Renaud Lavillenie, l’espoir âgé de 20 ans a cette fois gravi un échelon pour se retrouver sur la plus haute marche du podium. Cormont s’est imposé avec 5,70m dans un concours perturbé par la pluie, plus intense au début qu’à la fin. Plus efficace sur ses premières tentatives, Cormont l’a emporté aux essais devant l’aîné des Lavillenie (5,70m), le cadet complétant le podium avec 5,60m.

On attendait de cette troisième journée le verdict pour deux courses de demi-fond où il y avait embouteillage. Sur le 1500m, d’abord, un Baptiste Mischler en grande forme a remporté une finale tactique en 3’42 »57, devant Alexis Miellet (3’43 »06) et Azzedine Habz (3’43 »25), qui valident leur ticket pour le Japon. Le quatrième à avoir réussi les minima, Rabbi Doukkana, n’avait pas passé le cut des séries.

Samba-Mayela accélère

Sur le 3000m steeple, distance sur laquelle quatre coureurs avaient réalisé les minima et où le feuilleton Mahiedine Mekhissi, finalement forfait, a animé le week-end, c’est Alexis Phelut qui s’est imposé (en 8’21 »22) devant Djilali Bedrani (8’21 »62) et Louis Gilavert (8’24 »55). Mehdi Belhadj a terminé 4 e (8’31 »28). Ces résultats scelleront-ils la sélection olympique, sachant que Mekhissi, triple médaillé aux Jeux, a prévu de courir mardi en Espagne pour réussir les minima ? Il faudra patienter encore quelques jours.

Pour Cyréna Samba-Mayela, la joie était immédiate. Après un très bon chrono de 12 »75 (+0,9m/s) en demi-finale du 100m haies, elle a conquis son deuxième titre de championne de France en finale, en 12 »80 (-0,7 m/s). La hurdleuse de 20 ans avait dû retarder son début de saison en raison d’une déchirure à l’ischio mais semble bien lancée pour faire encore descendre le chrono à Tokyo.

Lamote et Tavernier en patronnes

Rénelle Lamote et Alexandra Tavernier ont elles aussi confirmé leur statut de leaders françaises, avec le cinquième titre national pour la spécialiste du 800m et le sixième (en été) pour la recordwoman de France du marteau. « Je ne pensais pas que Charlotte Pizzo (2e) aurait eu le cran de faire la course pour gagner, a déclaré Lamote, championne en 2’0 »35. C’était assez difficile mais je suis encore plus contente d’avoir gagné. » « Je venais pour faire une plus grosse perf, mais fallait s’adapter aux conditions et aux JO on n’aura pas le choix, donc autant le prendre du côté positif », relativisait Tavernier, sacrée avec 73,85m, record des Championnats.

L’espoir Gemima Joseph, auteur d’un superbe chrono sur 200m il y a deux semaines (22 »77), a manqué d’expérience en finale face à Carolle Zahi, titrée en 23 »24 (-0,7m/s). La Guyanaise a terminé deuxième en 23 »37. Les conditions étaient moins bonnes pour les hommes et Mouhamadou Fall, vainqueur en 20 »61 et encore mal loti avec -1,5m/s de vent. Le cadet Jeff Erius est monté sur la 3e marche du podium avec 21 »22.

Les jeunes s’illustrent dans les concours

A noter la victoire d’Augustin Bey à la longueur avec 7,90m, qui pourrait se qualifier au ranking pour Tokyo, celle de la junior Laureen Maxwell à la hauteur avec 1,91, remarquable dans de telles conditions. Au marteau masculin et au triple saut féminin aussi, les titres sont revenus à des U23 : Hugo Tavernier a battu Yann Chaussinand (72,80m contre 72,58m), et Victoria Josse, entraînée par Benjamin Compaoré, a battu sous la pluie la tenante du titre Jeanine Assani-Issouf avec 13,71m (son record). Rouguy Diallo, qui a réussi les minima il y a quelques jours avec 14,51m, n’a pas disputé le concours. Yanis David, sacrée samedi à la longueur et qui avait fait les minima pour le triple en 2019 (14,35m), était loin de son niveau avec 12,96m (6e).

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