mercredi, juin 29, 2022

Cinq choses à savoir sur Eric Piolle, candidat à la primaire d’Europe Écologie-Les Verts

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Eric Piolle se lance dans la campagne pour la primaire écologiste. Avant d’être élu maire de Grenoble en 2014 en formant une coalition de partis et mouvements de gauche, il a été ingénieur et cadre dirigeant. Voici cinq choses à connaître sur son parcours.

Ingénieur de formation, ancien cadre de Hewlett Packard, « sympa » mais parfois présenté comme « froid ». Eric Piolle a annoncé mardi 29 juin sa candidature à l’élection présidentielle via la primaire écologiste dans un entretien accordé à France 3 Alpes. Conforté par sa réélection à Grenoble aux dernières élections municipales, l’écologiste envisage désormais de changer d’échelle.

Lui qui fut à l’origine d’une coalition de la gauche dans la capitale des Alpes espère transformer l’essai dans la course à l’Elysée. Qui est le maire de Grenoble, concurrent de Yannick Jadot et Sandrine Rousseau à la primaire des Verts ? France 3 Alpes liste cinq choses à savoir sur le parcours d’Eric Piolle.

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La politique en filigrane

« J’avance étape par étape. C’est peut-être ma formation d’ingénieur qui veut cela », déclare Eric Piolle lorsqu’on lui demande s’il compte se lancer dans la course à la présidentielle. Car avant d’entamer sa carrière en politique, le Béarnais a travaillé pendant plus de dix ans pour le groupe informatique Hewlett-Packard, d’abord en tant qu’ingénieur, puis cadre dirigeant. Il est licencié en 2011 pour avoir refusé de mettre en place un plan de délocalisation.

S’il décroche son premier mandat électoral en 2010, Eric Piolle est impliqué politiquement de longue date. Candidat aux élections législatives à 24 ans, engagé au sein du mouvement « Semaine de quatre jours », prônant une semaine de travail réduite, mais aussi de la Nouvelle Donne, mouvement politique de gauche. Finalement encarté chez Europe Ecologie-Les Verts (EELV), il devient conseiller régional puis maire de Grenoble en 2014, mettant fin à 18 années de règne du PS.

 

L' »arc humaniste » comme marque de fabrique

C’est en formant une coalition de partis et mouvements politiques de gauche qu’Eric Piolle parvient à devenir maire de Grenoble en 2014. Cette alliance inédite entre EELV, LFI (Parti de gauche à l’époque) et militants non encartés a été élargie depuis le « succès pionnier de 2014 » au PCF, Génération.s et à certains socialistes. Et cette alliance des gauches s’est étendue à d’autres municipalités en 2020, à l’image de Marseille ou Strasbourg. Sous l’impulsion de candidats écologistes, des listes d’union des gauches ont aussi vu le jour aux dernières élections régionales.

Eric Piolle ne s’en cache pas, il aimerait reproduire ce schéma en vue de l’élection présidentielle s’il est investi par EELV. « Nous avons besoin de fédérer l’ensemble de l’arc humaniste dans la perspective de cette élection. C’est le sens de mon engagement depuis toujours », justifie le candidat de 48 ans.

 

« Sympa » mais « froid »

Le secrétaire national d’EELV Julien Bayou loue le côté « très collectif » de cet homme « sympa ». Sympathique mais qui « aime être le chef », nuance Elisa Martin, première adjointe LFI de Piolle. « C’est quelqu’un de beaucoup plus politique qu’on ne croit de prime abord », relève de son côté Matthieu Chamussy (DVD, ex-LR), ancien conseiller municipal à Grenoble. Pour lui, « Eric Piolle a deux visages : l’homme sympathique dans la relation personnelle et la lame politique capable de dérouler des décisions avec la froideur et la dureté d’un tableau Excel ».

A la Métropole aussi, le président Christophe Ferrari (ex-PS) note deux facettes : « avec Eric Piolle co-président de groupe, on partage une vision forte du territoire sur la transition, l’évolution de la ville et de la solidarité ». Mais « avec Eric Piolle maire, ça a été indéniablement plus rugueux sur la question du transfert des grands outils (chauffage, électricité) qui faisaient la puissance de la ville ».

 

Des controverses

La publication en février d’un livre-enquête sur la gestion de Grenoble a fait tâche pour l’image d’Eric Piolle. « Le Vide à moitié vert », édité par le journal local « Le Postillon », est un pamphlet dénonçant un maire renonçant à ses ambitions de démocratie participative par l’annulation d’un référendum local. L’ouvrage décrit un homme sûr de lui, obsédé par sa communication.

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Autre épisode qui a terni l’image de l’édile grenoblois, l’enquête autour de la Fête des tuiles. Le 1er juin, Eric Piolle a été placé en garde à vue une journée dans le cadre d’une enquête pour des soupçons de favoritisme dans l’attribution de marchés publics au début de sa première mandature. L’enquête vise à déterminer si l’association Fusées, proche de la majorité et choisie pour organiser l’événement, a été favorisée par la municipalité grenobloise. Pour l’heure, aucune décision n’a été arrêtée sur d’éventuelles poursuites judiciaires.

 

Réforme des institutions

Aujourd’hui candidat déclaré à la primaire, Eric Piolle soutient un référendum constitutionnel au lendemain du scrutin pour « moderniser et démocratiser » la Ve République. « Cela permet de déverrouiller l’avenir. Cela fait 40 ans qu’on sent que nos institutions ne sont plus adaptées à notre société, comment la faire évoluer. Les présidents successifs, ou bien par absence de volonté, ou bien par absence de sens tactique, n’ont pas réussi à réformer ces institutions », estime l’écologiste.

Il souhaite notamment introduire la proportionnelle aux élections législatives et « sortir de la monarchie présidentielle par une pratique du pouvoir concertée ». « Ces 40 années d’impuissance doivent maintenant laisser la place à un avenir où l’on redessine un progrès collectif, juge l’édile, où l’on se réapproprie une idée positive de l’avenir. »

 

M.D. (avec AFP)

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