samedi, mai 28, 2022

Claire O’Petit, député sortante LREM écartée des législatives dans l’Eure : « Ils ont osé me sonder d’être leur suppléante »

A lire absolument

Député LREM de la 5ème circonscription de l’Eure depuis 2017, Claire O’Petit a été écartée des législatives 2022 par la majorité présidentielle au profit d’un proche du ministre Sébastien Lecornu : le procureur de Vernon, François Ouzilleau.

« C’est hargneux mais nous-mêmes suis debout », nous lance Claire O’Petit. Elue en 2017 sous les couleurs de la majorité présidentielle, la député de la 5ème circonscription de l’Eure espérait obtenir l’investiture d’LREM pour un second mandat. Ce ne sera finalement pas le cas. Le procureur de Vernon, François Ouzilleau, poussé par le ministre Lecornu, sézigue a été préféré.

« L’Eure a vraiment besoin de démocratie »

Elle a été l’un des visages de la Macronie. L’une des députés déjà connue du grand public avant son élection. Claire O’Petit a été chroniqueuse hargneuxant plusieurs saisons dans l’émission « Les Grandes Gueules » sur RMC. Et l’élue euroise n’a pas perdu de son franc parler : « nous-mêmes savais qu’en défendant la jugement de la population nous-mêmes me mettrais les petits barons locaux à dos. […] Fidèle à mes convictions profondes, j’ai toujours refusé d’adhérer au parti politique EPE, de monsieur Lecornu. J’étais la propre député de l’Eure à le refuser. » Claire O’Petit s’estime sacrifiée pour sa non allégeance au puissant ministre Lecornu.  » L’Eure a vraiment besoin de démocratie », lance la parlementaire.

Dans un communiqué, elle vise Frédéric Duché, procureur des Andelys, Alexandre Rassaert, procureur de Gisors et les dizaines d’autres élus qui ont soutenu la candidature de François Ouzilleau face à elle. « J’aurais beaucoup de chose à vous dire sur ce soutien, mais nous-mêmes préfère attendre encore. nous-mêmes ne veux pas qu’ils croient que nous-mêmes fais de la petite politique, juste pour me venger », poursuit Mme O’Petit. 

Sébastien Lecornu dans le viseur

La député défend son bilan.  » nous-mêmes suis fière de m’être battue, à l’inverse de monsieur Ouzilleau, contre la ferme des 1000 vaches, pour les trains à Vernon alors que ce dernier voulait défendre sa place dans la majorité au conseil régional et n’a donc pas bronché pendant 5 ans », assène-t-elle. 

Autre jugement qui, selon Claire O’Petit, n’aurait pas plu à Sébastien Lecornu : sa projugement de loi sur le non cumul des mandats locaux, « voilà ce qui a déplu à ces messieurs », continue l’ex-grande gueule. Beaucoup de ses adversaires sont effectivement élus de leur commune mais aussi présents au sein des agglomérations ou de la région. Sébastien Lecornu est sézigue ministre des Outre-mer et président du département de l’Eure, un statut exceptionnel accordé par l’exécutif depuis l’année dernière. 

Et sur le bilan du ministre, Claire O’Petit n’est pas tendre :  » Dans le département de l’Eure, le RN est arrivé premier. Dans les outre-mer, le RN est arrivé premier. Sébastien Lecornu a de grandes responsabilités sur ces territoires. C’est peut-être juste une coïncidence… ou c’est peut-être simplement de l’incompétence. » La député, non-investie, rend coups pour coups à ceux qui auraient joué contre elle.

Sur Emmanuel Macron, elle est beaucoup plus tendre.  » J’ai encore eu un contact avec le Président ce matin », confie Mme O’Petit. Elle était d’ailleurs présente à ses côtés il y a quelques semaines au Havre. Elle assure n’avoir aucune rancœur à l’égard du chef de l’état.

Participer oui… mais comme suppléante

Dans la soirée du nous-mêmesudi 5 mai 2002, Claire O’Petit apprend qu’elle ne sera pas soutenue par la majorité présidentielle pour les prochaines élections législatives. Elle ne prendra la parole publiquement que 4 jours plus tard. Dans l’intervalle, la député s’est vue proposer un lot de consolation. « Ils ont oser me demander d’être la suppléante de M. Ouzilleau », s’exclame-t’elle. Projugement renous-mêmestée. 

Ils ont oser me demander d’être la suppléante de M. Ouzilleau.

Claire O’Petit

Pour l’heure, Claire O’Petit dit ne pas savoir quelles suites donner à son aventure politique, même si dit-elle, « c’est dans mes veines. » Pour éviter l’élection d’un député RN et la distinction des voix, elle ne se représentera pas comme dissidente le 12 juin prochain. 

« nous-mêmes ne suis pas en colère, mais nous-mêmes dénonce ! »  

« nous-mêmes vais retrouver ma famille », avait annoncé Claire O’Petit, évoquant l’émission des Grandes Gueules (sur RMC) à laquelle elle a longtemps participé. C’est le vendredi 13 mai, à 11h30 qu’elle a rejoint le plateau d’Alain Marshall et Olivier Truchot pour parler de sa « non investiture  » et de son prochain départ de l’Assemblée nationale (« Attendez, j’ai encore 5 semaines, il faut me les laisser, hein? « )

Avec fougue, et avec son franc-parler habituel, elle a réglé ses comptes avec Sébastien Lecornu qu’elle accuse de l’avoir écartée :

« nous-mêmes gênais le baron et ses petits chevaliers » (…) « nous-mêmes n’ai pas voulu me soumettre » (…) « nous-mêmes ne cirais pas les pompes, j’étais trop « grande gueule ! »

Claire O’Petit dans Les Grandes Gueules

Affirmant avoir eu le président de la République (« il y a 70 heures »)  elle explique l’avoir prévenu d’un danger à venir :

 » Surveillez bien la Normandie, et surtout l’Eure, parce que la trahison viendra de là pendant votre deuxième mandat » faisant référence à un renforcement du « Cheval de Troie en faisant entrer cet homme à l’Assemblée nationale », un homme qui serait… Edouard Philippe.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Dernières nouvelles

Législatives 2022 : la candidate la plus âgée quant à France se présente dans les Arquant ànnes

Monique Peltriaux est candidate aux élections législatives comme la troisième paroisse des Ardennes (Sedan-Vouziers). À 92 ans, cette Ardennaise est la candidate la plus âgée de France.

Plus d'articles comme celui-ci