samedi, juin 25, 2022

Jean-Michel Baylet renonce à se présenter à la présidence du département

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Le suspens du 3e tour des élections départementales dans le Tarn-et-Garonne reste entier ce jeudi mais une figure de la politique régionale jette l’éponge avant le combat final. Jean-Michel Baylet renonce à reconquérir son ancien fauteuil de président. Un rebondissement inattendu.

Le PRG Jean-Michel Baylet, 75 ans, patron du groupe La Dépêche du Midi et ancien ministre, était en passe de reconquérir « son » département que lui avait ravi en 2015, un ancien proche, Christian Astruc, avec l’appui de la droite. L’homme fort du Tarn-et-Garonne, a dirigé le département de 1985 à 2015, comme sa mère (1970-1982) avant lui.

Mais selon les informations de France 3 Occitanie, mercredi soir, il y a renoncé.

Pourquoi ?

Officiellement, Jean-Michel Baylet dit « vouloir se consacrer à sa ville de Valence d’Agen et à son canton ». Mais en fait, il y a des événements extérieurs qui expliquent cette décision.

Ce jeudi, à Montauban, pour l’élection du président du Conseil départemental du Tarn-et-Garonne, des associations avaient prévu de manifester pour une affaire vieille de plus de 40 ans. Des accusations de viols sur mineur de 15 ans et de pédophilie à l’encontre de Jean-Michel Baylet portées depuis 2020 par Nathalie Collin, fille d’un ami et ancien sénateur PRG qui avait 12 ans à l’époque des faits supposés.

Sur sa dénonciation, le parquet de Paris a ouvert le 9 juin 2020 une enquête pour « viols et « agressions sexuelles » sur mineur de moins de 15 ans. L’ex-président du Parti des radicaux de gauche (PRG) a été entendu en audition libre, fin février 2021, par les policiers parisiens de la brigade de protection des mineurs. Son avocat, Jean-Yves Dupeux, a affirmé dans la foulée de cette audition que le PDG du groupe La Dépêche du Midi avait « formellement contesté ces allégations mensongères et apporté toutes les précisions nécessaires » sur ces faits « qui se seraient déroulés il y a quarante-et-un ans ».

Mais comme le président du département est en charge de la petite enfance, notamment avec l’ASE, l’aide sociale à l’enfance, ses détracteurs ont lancé une campagne afin qu’il renonce au poste. Selon nos informations, il y aurait même eu des pressions sur des élus socialistes de la probable majorité de gauche sortie des urnes dimanche afin qu’ils ne votent pas pour lui…

Bref, Jean-Michel Baylet ne retrouvera pas le siège de président du département qu’il a perdu en 2015.

Sur les rangs, dans la majorité de gauche, il y aura ce jeudi, Jean-Philippe Bésiers maire de Castelsarrasin mais aussi Michel Weill PRG, maire de Montbeton et proche de Jean-Michel Baylet. Et peut-être Christian Astruc, le président sortant…

Réélu dans son canton de Valence

Fief historique des Radicaux de gauche, le Tarn-et-Garonne est resté dans le giron du PRG pendant 70 ans, dont 45 ans dans celui de la famille Baylet. En 2015, après des scissions au sein de la majorité départementale et des alliances avec la droite, Christian Astruc, ancien allié de Jean-Michel Baylet, lui a ravi la présidence qu’il occupait depuis 30 ans et le département a basculé au centre.

Les deux hommes s’affrontaient de nouveau en 2021 dans leurs cantons respectifs. Avec la présidence du département en ligne de mire. 

Christian Astruc, le président sortant est réélu dans son canton de Garonne-Lomagne-Brulhois. Avec 69,36% des voix, il devance très largement le binôme UDI/PRG (30,64%) soutenu par Jean-Michel Baylet.

Jean-Michel Baylet est lui aussi réélu dans son canton de Valence. Avec Christiane Le Corre, le président du PRG est crédité de 62,42% des voix. Il devance largement l’un des 5 binômes du RN qui s’était maintenu au second tour dans le département.

© FTV

La composition du Conseil départemental et le 3e tour

La gauche a remporté 16 sièges sur 30, le centre et la droite 12. Et le Rassemblement national compte deux élus, une première dans ce département, fief historique du PRG.

Dans le Tarn-et-Garonne plus qu’ailleurs, tout devait se jouer au troisième tour, ce jeudi. Le président sortant, Christian Astruc, semblait avoir moins d’alliés qu’en 2015. Il pouvait compter sur 6 soutiens. Mais la décision de Jean-Michel Baylet relance le jeu politique.

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