dimanche, août 14, 2022

La formation au cœur de la visite de la ministre déléguée à l’Insertion en Corse

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Brigitte Klinkert, la ministre déléguée à l’Insertion, était en visite en Corse les 4 et 5 novembre. Un déplacement lors duquel elle a rencontré des entreprises en manque de personnels et des jeunes en recherche d’emploi ou de formation.

Davia Marcelli est auxiliaire de vie au sein de l’association Cap Solidaire, deuxième prestataire de service à la personne de Haute-Corse après l’ADMR. Comme l’ensemble du secteur, la structure souffre d’un manque de personnel malgré ses 500 employés. 

Ainsi, pour répondre à la demande, il faudrait 60 salariés supplémentaires. Conséquence pour Davia Marcelli et ses collègues : « Ça nous oblige à faire de grandes routes pour aller jusque dans les villages. On a trois quarts d’heure de voiture en plus, donc à la fin de la journée, c’est de la fatigue en plus », explique-t-elle.

La ministre de l’Insertion en réunion dans les locaux de l’association Cap Solidaire à Corte.

© Frédéric Roche / FTV

Pour combler ces postes vacants d’auxiliaires de vie et aide à domicile, le directeur de l’association Cap Solidaire a embauché un chargé de recrutement. Sa mission : aller chercher de la main d’œuvre en revalorisant les métiers d’aide à la personne. « Il y a une dévalorisation, on dit que c’est mal payé, on dit que ce sont beaucoup d’heures, on dit que c’est des fréquences, des coupures sur les plannings. Aujourd’hui, c’est beaucoup plus linéaire, on a revalorisé justement cette convention collective depuis octobre », explique Thierry Thomas.

Depuis cette date, les aides à domicile du secteur associatif bénéficient d’une revalorisation de salaire de 13 à 15 %. Une augmentation, en fonction de l’ancienneté, qui peut aller de 18 à 300 euros supplémentaires par mois.

De son côté, le gouvernement a lancé un plan visant à réduire les tensions de recrutement. « Avec ce plan d’1,4 milliard d’euros, c’est aller chercher ces personnes en chômage de longue durée pour leur réapprendre à travailler, leur réapprendre l’activité. Parce qu’il y a un savoir être que, peut-être, elles n’ont plus. Et peut-être une formation dans ce cadre », explique Brigitte Klinkert, ministre déléguée à l’Insertion.

La garantie jeune

Des offres de formation auxquelles les demandeurs d’emploi pourront éventuellement avoir accès au sein d’une mission locale. C’est à celle d’Ajaccio que Brigitte Klinkert a débuté sa visite, jeudi. Elle y a notamment rencontré Isidore Gomez, 24 ans, au chômage et sans revenu après un accident de parcours.

Pour l’aider dans ses démarches, il a choisi la mission locale. « C’est difficile de trouver un travail quand on n’a pas de diplôme. Donc il faut être volontaire, mais c’est très difficile », livre Isidore Gomez.

Parmi les différents dispositifs d’accompagnement proposés : la garantie jeune. Spécifique à la mission locale, elle est réservée aux 16-25 ans. Elle propose un suivi renforcé avec, par exemple, des ateliers de rédaction de CV et de préparation aux entretiens d’embauche. « Il y a des offres d’emploi et une offre de formation assez importante. Notre travail est de faire matcher les offres d’emploi et les jeunes. Ce n’est pas un travail facile, mais on s’y emploie tous les jours », indique Natale Casasoprana, responsable de secteur à la mission locale.

Cette année, sur les 2.000 jeunes accompagnés par la mission locale d’Ajaccio plus de la moitié a déjà retrouvé un emploi ou une formation. 

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