jeudi, juillet 7, 2022

plus de 3.000 manifestants « contre le coup d’État » de Kaïs Saïed

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Plus de 3.000 manifestants se sont rassemblés dimanche à proximité du Parlement tunisien, gelé depuis plus de trois mois, pour protester à nouveau contre la décision du président Kaïs Saïed de s’arroger les pleins pouvoirs, dénonçant un « coup d’État ». Après des mois de blocage politique et au milieu d’une grave crise socio-économique et sanitaire, Kaïs Saïed a invoqué le 25 juillet un « péril imminent » pour limoger le Premier ministre, suspendre les activités du Parlement et reprendre en main le pouvoir judiciaire. « Le projet de Kaïs est la guerre civile », « Le peuple veut ce que vous ne voulez pas… », en référence au slogan de la campagne présidentielle de Kaïs Saïed, ou encore « Pas de dignité sans liberté », ont martelé les manifestants, qui étaient plus de 3.000 selon des journalistes de l’AFP sur place.

 

Un impressionnant dispositif policier bloquait tous les accès au Parlement, situé non loin du Bardo près de Tunis, a constaté un journaliste de l’AFP. Plusieurs internautes ont partagé sur les réseaux sociaux des images de véhicules bloqués par la police pour les empêcher de rejoindre les environs du Bardo.

« Non à la dictature ! Non au règne individuel ! »

Dénonçant une nouvelle fois le « coup d’État » du président, les manifestants avaient écrit sur leurs pancartes : « Les actions de Kaïs Saïed ont abouti à la faillite » de la Tunisie. « Nous sommes aujourd’hui venus pour dire d’une façon pacifique au président de la République : Non à la dictature ! Non au règne individuel ! », a déclaré à l’AFP Aida Mouhamed, une manifestante.

Drapeau tunisien à la main, les protestataires, rassemblés à moins d’un kilomètre du Parlement, criaient aussi leur opposition aux poursuites lancées par des tribunaux militaires à l’encontre de civils. « Pas de jugement militaire, la Tunisie est un État civil », scandaient-ils. Mercredi, l’ONG Amnesty International a dénoncé le nombre « croissant de civils (qui font) face à des poursuites devant des tribunaux militaires », soulignant qu’en seulement trois mois, « la justice militaire a lancé des enquêtes ou jugé au moins 10 civils ».

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