samedi, mai 28, 2022

toujours pas de consensus avec la mairie autour du centre de formation

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Le Biarritz Olympique souhaitait un centre de formation au stage Aguiléra, dédié au rugby professionnel. La maire a annoncé qu’il serait finalement au quartier du polo et ouvert à tous y compris les amateurs. Le rififi continue entre les deux adversaires. « Si un jour elle réussit à avoir la peau d’Aldigé c’est le club qui va mourir », menace J.B. Aldigé.

« Nous n’avons rien à voir avec cet énième effet d’annonce de ce mandat qui commence à devenir une grande partie de guignol » nous a confié Jean-Baptiste Aldigé, ancien joueur de Rugby originaire d’Agen et dorénavant président du conseil d’administration du Biarritz Olympique.
Voilà qui donne le ton. Nouvelle passe d’armes donc entre le club et la mairie, et probablement pas la dernière. C’est un feuilleton ici.
Au cœur des dernières tensions : le centre de formation.  Les Biarrots assistent depuis un certain temps à ces échanges de tirs avec désormais une certaine lassitude. « Je suis le Biarritz Olympique depuis des années et cela me froisse un petit peu de voir ces bagarres de bas quartier », regrette une Biarrote rencontrée mercredi 26 janvier.  

La maire de Biarritz vient en effet d’annoncer un investissement de huit millions d’euros pour un nouveau centre de formation, non pas à Aguiléra, le stade municipal, mais à l’hippodrome des Fleurs, c’est-à-dire dans le quartier du polo.
Jean-Baptiste Aldigé, le Président du Directoire du Biarritz Olympique Pays Basque, a très mal pris cette nouvelle. Pour se maintenir dans l’élite du rugby français, les responsables du BO répètent qu’il faut des moyens et un centre de formation dédié.  » J’ai été surpris  » regrette Jean-Bapriste Aldigé.
 » Je n’ai jamais été consulté sur le projet de la mairie de Biarritz de construire un centre multisport au polo « .
Le président enchaîne avec ironie.  » Donc, je félicite la mairie de Biarritz d’agir pour le sport pour tous, le sport amateur. Mais cela n’est absolument pas un projet BOPB « .

Le futur centre regrouperait 71 athlètes avec des profils variés, c’est-à-dire aussi bien des professionnels que des amateurs et pratiquant neuf sports différents dont le rugby.

On est donc très loin d’un centre rugby pro au stade Aguiléra porté par le BOPB.  » Aujourd’hui, le BOPB c’est une boîte privée dont nous sommes les propriétaires » poursuit son président.

« Aujourd’hui, où s’entraîne le BOPB ? C’est moi qui décide. Qu’est ce qui peut être attribué ou pas au BOPB ? C’est là aussi moi qui décide. Donc, aujourd’hui, je ne me sens absolument pas concerné par ces installations pour 8 millions d’euros d’argent public qua madame le maire veut construire dans sa ville. On avait un accord, je le répète, et qui est toujours valable. Cet accord est qu’aujourd’hui si la mairie de Biarritz veut bien mettre 15 millions d’euros dans le stade Aguiléra, qui je le rappelle est un stade municipal donc un bâtiment public, nous sommes prêts nous privés de notre côté à participer à la rénovation de ce bâtiment public pour 15 ou 20 millions d’euros. On avait un accord avec madame le maire en décembre sur un projet de rénovation du stade à 30 millions d’euros, c’est-à-dire 15 millions chacun. Le stade vaut toujours 30 à 35 millions d’euros ».

Donc cela voudrait dire qu’elle nous donnerait 7 millions d’euros et nous, privés, devrions mettre 25 à 28 millions d’euros privés dans un bâtiment public ? Cela n’est pas possible.

Jean-Baptiste Aldigé – président du BO

Mardi dernier 25 janvier, la maire de Biarritz rappelait que la mairie avait avec le club  » un accord de principe ».
 » Nous devions travailler sur la faisabilité juridique de l’injection d’argent public que nous n’avions pas. Le président du BO était en effet tout à fait pressé de faire les travaux. Nous avions donné notre accord pour que les études pour le permis de construire soient déposées de façon à ne pas rater le train du printemps. Et nous devions travailler sur la question de l’architecture juridique et financière du projet. Nous avons avancé, et aujourd’hui, nous sommes en capacité de dire oui nous le pouvons « .
Un journaliste, lors de cette conférence de presse, la relance sur la répartition de l’argent public sur les différents chantiers.  » Si l’accord était de 30 millions à Aguiléra et que vous mettez huit millions au polo … ».    » Alors l’accord n’était pas à 30 millions sur Aguiléra », le coupe la maire. « Il était sur un centre de formation et sur la rénovation des tribunes. Personne n’a jamais affirmé que le centre de formation devait se trouver à Aguiléra. Aujourd’hui, nous le proposons dans une version beaucoup plus ambitieuse et surtout beaucoup plus large. »

Parce que mettre autant d’argent public sur un outil qui ne va servir qu’à un seul usage ou un seul sport, je dirais presque qu’il y a quelque chose d’indécent.

Maider Arosteguy espère une livraison du produit fin 2024, sachant que le début des travaux serait prévu pour la mi-2023. « Madame Arosteguy a gagné la bataille visant à détruire le BOPB », conclut son présidkent. « C’est ce qu’elle poursuit comme but depuis qu’elle est arrivée. Je pense à des destinées personnelles. Parce que finalement qu’est-ce qu’elle veut ? C’est la peau d’Aldigé avant tout ? Ce qu’elle ne comprend pas c’est que si un jour elle réussit à avoir la peau d’Aldigé c’est le club qui va mourir ». Depuis plusieurs mois, Jean-Baptiste Aldigé menace en effet de délocaliser le club à Lille. 

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