lundi, juin 27, 2022

Valérie Pécresse officiellement réélue présidente de la région Ile-de-France

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La présidente sortante de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse (Libres!), a été réélue à la majorité absolue à la présidence du Conseil régional d’Île-de-France.

La présidente (ex-LR) a été réélue à la majorité absolue par 125 conseillers régionaux sur 209, soit les 102 de son groupe (Libres!, LR et MoDem dissidents) et les 23 du groupe UDI, face à Paul Vannier (LFI) qui a voulu envoyer un « signal de résistance » et a obtenu 12 voix. Les autres élus de gauche (53 au total), le RN (16) et LREM (15) ont voté blanc ou nul, ou n’ont pas pris part au vote.

« L’abstention historique qui a marqué ce scrutin (…) nous dit beaucoup sur l’hypercentralisation des pouvoirs », a déclaré l’ancienne ministre de Nicolas Sarkozy pour laquelle la « leçon de la gestion » de l’épidémie de Covid-19, « c’est que le centralisme est à bout de souffle ».

« Dans cette crise, notre région s’est montrée plus agile que l’Etat », a estimé Mme Pécresse. Elle propose notamment que Pôle Emploi soit « décentralisé » et les Agences régionales de santé (ARS) placées sous la responsabilité des régions afin de parvenir à « une France nouvelle, (…) vraiment décentralisée et libérée ».

Vers un avenir présidentiel ?

Mme Pécresse, potentielle rivale à droite pour 2022 de Xavier Bertrand et de Laurent Wauquiez, réélus eux aussi dans les Hauts-de-France et en Auvergne-Rhône-Alpes, a dit vouloir faire voter et commencer à appliquer 80% de son programme « d’ici la fin de l’été »: « effacement de la dette Covid pour 7 000 entreprises », prime de 6.000 euros pour l’achat d’un véhicule propre, doublement des « brigades régionales de sécurité » dans les lycées, création d’une agence régionale des travaux d’intérêt général (TIG) et d’une mutuelle régionale de santé… « En 2027, tous les lycées seront neufs ou rénovés », s’est-elle aussi réengagée.

Elle devrait annoncer d’ici à la fin de l’été si elle est candidate ou non à l’élection présidentielle. Alors que la concurrence promet d’être rude à droite, elle se prononce pour un rassemblement de la droite et du centre et qu’ils décident ensemble d’un « mode de départage » pour déterminer le candidat qui représenterait leur camp : « Je crois qu’on ne peut plus jouer solo » appelant ses rivaux à « jouer collectif », a-t-elle déclaré dans Le Figaro.

Les communistes et LFI divisés à la région

En marge de la séance, les élus communistes, au nombre de sept, ont confirmé à l’AFP vouloir constituer leur propre groupe indépendamment des Insoumis, une décision que Clémentine Autain (LFI), candidate des deux partis, « regrette absolument ».

« On a mené campagne ensemble », a abondé Paul Vannier qui juge « incohérente » cette décision qui reste encore conditionnée à l’abaissement dans le nouveau règlement du seuil, jusqu’ici fixé à huit élus, pour constituer un groupe.

Cheffe de fil des élus communistes, Céline Malaisé a expliqué à l’AFP vouloir ainsi « exprimer la diversité politique au sein de la gauche » et « faire vivre un héritage » politique.

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